ANR - PIA
FR2I

Date de début

01/01/2016

Date de fin

31/12/2020

Coût global du projet

4 648 076€

Descriptif

Porté par Yncréa Méditerranée et son campus de Toulon, s’appuyant sur le réseau des ISEN sur Lille, Brest et au Maroc, le projet FR2I est l’un des 12 lauréats de l’appel à projets « Initiatives d’excellence en formations innovantes numériques » lancé dans le cadre du Programme des investissements d’avenir (PIA).

Le projet FR2I est centré sur la formation des trois premières années post-bac. Il vise à introduire de manière significative des contenus et outils numériques dans les formations ingénieurs. Les contenus interactifs seront complétés par des démarches incluant coworking, codesign et pédagogie par projets innovants. Ce dispositif facilitera le développement à l’international des formations et le déploiement de sites à distance.

Objectifs

Ce projet FR2I (Formation en Réseaux d’Ingénieurs Internationaux), qui a débuté en 2016 avait pour objectifs :

  • De développer 18 MOOC, SPOC, cours en ligne … sur les campus du groupe Yncréa ;
  • De connecter les campus en s’appuyant sur 12 espaces (amphis, salles de cours…) ;
  • De mettre en place 1 portail collaboratif entre les enseignants-chercheurs ;
  • D’innover pédagogiquement, d’informer, de publier et de contribuer à notre développement à l’international afin de :
    • De développer notre place au sein des grandes écoles déjà présentes dans le monde de l’e-learning et du blended-learning ;
    • D’augmenter nos capacités et la qualité de nos formations ;
    • De communiquer sur nos cœurs de métiers, sur nos matières fondamentales puis sur nos spécialités.

Partenaires

Principaux enseignants-chercheurs impliqués

Jean-Michel ROLLAND

Jean-Michel ROLLAND

Responsable d'activité

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Directeur du projet

Agnès LAVILLE

Agnès LAVILLE

Directrice Générale | Enseignante-chercheuse

Christian PAUL

Christian PAUL

Directeur de la Formation

Et également :

  • Christine PERONY

Plus de détails

L’architecture du projet s’articule autour de trois axes :

  • un axe technique dynamique, qui doit permettre de faire acquérir les savoirs et savoir-faire de l’ingénieur à partir de points d’accès distants en utilisant toutes les ressources d’accès à l’information,
  • un axe pédagogique interactif qui doit faciliter la compréhension, l’appropriation et la mise en application des compétences de l’ingénieur dans les différentes étapes du cursus d’apprentissage,
  • un axe d’innovation permanente qui doit prendre en compte les transformations sociétales culturelles et technologiques pour former les ingénieurs du futur dans un monde hyperconnecté, international et changeant.

Nous sommes cependant confrontés aux problématiques suivantes :

  • L’infrastructure informatique et réseaux offrent actuellement un débit pour les connexions extérieures jusqu’à 100 Mbits/s. cela reste insuffisant pour permettre une massification de la transmission de ressources, incluant échanges de données multimédia (vidéo) ainsi que le partage des modules de 1500 jusqu’à 5000 utilisateurs et un grand nombre de connexions simultanées ;
  • La transformation de mode de communication traditionnel des savoirs par le prisme d’une plateforme numérique (cœur R&D du projet), d’une pluralité de médias et de documents multimédias est susceptible de nuire à la transmission de l’information. Il n’existe aucune certitude quant aux pratiques d’utilisation et aux détournements des modules qui pourront avoir lieu ;
  • La perspective internationale ciblant le monde de l’entreprise place les modules dans un contexte différent, puisque les modules doivent alors proposer une perspective socio-économique et non plus académique. En effet, les besoins des entreprises en termes d’ingénieurs sont énormes. Pour la CDEFI, il faudrait ainsi augmenter de 50 % le nombre de diplômés des écoles d’ingénieurs au cours du prochain quinquennat, pour porter leur nombre de 35 000 à 50 000 par an. L’impact de notre démarche sera visible au travers de nos livrables (plateforme numérique, débriefing, colloques, etc.) et des indicateurs permettant de mesurer, l’attractivité, la transformation des pratiques, l’apport social et la diffusion du contenu dudispositif. Une partie de nos travaux (non valorisée au CIR prévoient un volume de production de 18 modules, divisé en 25 heures de présentiel et 25 heures de travail personnel. Ces modules portent sur Linux (les bases et la programmation système, l’Approche Orientée Objet et les probabilités).

Le projet concerne également la mise en place de l’infrastructure technique pour la diffusion des modules en mode synchrone ou asynchrone (à distance, en face à face, voire mixte) mais aussi pour la mise en œuvre des plateformes numériques qui hébergeront les différents modules. Notre module « Linux – Programmation Système » est actuellement en phase de test avec un groupe de 88 utilisateurs.

Les utilisateurs et leurs usages sont au cœur de nos travaux portant sur la transmission des connaissances. L’effet de levier de ce projet FR2I est destiné en priorité aux lycéens, classes préparatoires, IUT et BTS. Cependant, les acteurs qui l’alimentent et participent activement à la diffusion des connaissances sont les équipes enseignantes et les enseignants-chercheurs.

La dimension importante des acteurs ayant pour objectif de transmettre du savoir représente des difficultés notables. En effet, en dépit de la sensibilisation et des retours d’expériences menés dans le cadre du projet, plusieurs verrous subsistent :

  • La charge de travail pour les enseignants qui nécessite un investissement humain et temporelle dont le retour en termes de gain n’est pas toujours perçu ;
  • Le scepticisme à l’égard de la digitalisation qui représente l’inquiétude vis-à-vis de la prolifération des MOOC par rapport aux cours classiques (en présentiel) et la peur d’un effet de mode plutôt que d’un enrichissement des pratiques.

La diffusion et le partage des connaissances dans le cadre de ce projet nécessitent qu’un dialogue et de la médiation soient mise en œuvre entre les différents acteurs afin qu’un sens et un bénéfice puisse être associés aux travaux requis.

Il s’agit d’un projet que nous projetons sur une dizaine d’années et qui nécessite de nombreuses ressources humaines. Le pilotage du projet sera essentiellement réalisé par trois entités : un comité de pilotage, un comité scientifique et un comité technique.

Résultats obtenus

Nous avons pu atteindre et dépasser la plupart de nos objectifs grâce à l’investissement plus rapide que prévu d’un ensemble d’enseignants-chercheurs, ingénieurs pédagogiques, ingénieurs du Numérique et techniciens motivés par ce projet et à la task force dédiée à initier et suivre ce dernier. Cet investissement humain dans les développements des innovations pédagogiques reste encore à renforcer au regard du temps consacré à la recherche qui reste encore à ce jour le principal levier de reconnaissance pour les enseignants-chercheurs par rapport à la charge d’enseignement.

5 années à l’échelle des évolutions du Numérique, est un temps très long qui nous a amenés dans une logique Agile à réviser nos hypothèses de départ aussi bien au niveau technique qu’au niveau des comportements d’apprentissage et d’enseignement.

L’obligation de passer à des formations en distanciel par suite des conséquences de l’épidémie COVID-19 et à l’investissement de prestataires externes spécialisés dans les domaines de l’e-learning et du blended-learning ont aussi contribué grandement à l’atteinte des objectifs.